Encore un Bowie!!

J’ai assemblé cette lame  que j’ai moi-même guillochée avec une garde en laiton également guillochée.

Le manche est en bois de fer d’Arizona, un des rivets est un rivet mosaïque que j’ai fait moi-même.

L’étui en deux parties est en cuir tannage végétal 1er choix origine France  d’une épaisseur de 3 mm.Il est cousu main au point sellier.

Bowie manche en desert ironwood

Encore un Bowie de la même facture que le précédent en 440 C made in Japan achetée aux USA, j’ai fait le guillochage de la lame et de la garde, la gravure d’un cerf stylisé sur le côté de la lame. Le manche est en bois de fer d’Arizona (Arizona desert ironwood).

L’étui est presque complètement réalisé: il sera terminé une fois vendu avec les initiales souhaitées par l’acheteur (les 2 photos d’un étui terminé sont juste là pour montrer à quoi ressemblera le résultat fini).

Tout est fait à la main à l’exception du guillochage de la lame où j’ai utilisé une Dremel (pour cause il est fait après trempe). Les petites imperfections sont le signe d’un travail artisanal et d’une lame unique réalisée pour le propriétaire. C’est ce que je précise sur le certificat qui accompagne le couteau fini.

Le prix est de 190 € (plus frais de port), cela peut paraître cher mais cela correspond uniquement au prix de la matière première et des consommables (colle, etc …): je ne fais pas de bénéfice, mon « gain » c’est le plaisir de réaliser un objet qui me plait, de garder quelques photos de la réalisation et du produit fini et enfin le  plaisir de partager avec celui qui en prendra possession.

PS: merci à la revue Excalibur qui m’a servi d’arrière plan pour quelques photos.

How I made a Bowie sheath

I’ll try to explain step by step how I make a Bowie sheath.

First I make a paper template then I cut the leather: here leather vegetal tanning 1st choice origin France (thickness 3.3 / 3.6 mm).

My wish is that belt loop is on the side of the grain leather (it is more aesthetic), some people (I also did it: it’s easier) return the back so that it is the split leather is side handle of the knife. Another constraint I add layers of leather to compensate for the width of the guard, 2 layers here about 1/2 cm. On this model I made for the first time (but I think I’m not the first!) a cut to the thigh holster side there is a single leather thickness (it’s more complicated! ). It is glued, riveted and sewn so it should take !!

I put of course a “martyr” (leather piece that goes around the sheath and protects the seam of the cut by the blade hence the name « martyr » it is he who takes the shots!). I also added side upper part of the blade a thickness which is tapered, it serves to compensate for the thickness of the back of the blade.

On this model I left a piece of leather to tie a leather lace. This is done so that in case of uselessness or discomfort this piece of leather can easily be cut with a simple cutter.

The decoration is made with wet leather stamps and the leather is dyed.

Then the connection is maintained by gluing. I practice a groove in leather with a special gouge so that the thread takes place in that throat and protects friction. For holes in this case because of the thickness (about 18 mm thicker) I use the drill press, in fact it is impossible to go through with an awl. Then comes the sewing thread waxed with 2 needles with round ends, it takes more than 4 m of thread !!! I cross the wire and make a loop at each point, so that in case of breakage of the wire to a point the rest does not move.

I do not forget to use edge skiving tool on the edges.

I check and eventually made a dye retouching. For slices I use a beeswax block and an electric soldering iron. Then I gloss edges, I made a small tool I use on drill: they are leather discs (diameter 4-5 cm) stacked to a thickness of about 3 cm. These pieces of leather are kept in a holder for polishing pad for drill.

Finally I finish putting a product for leather.

Sorry for my so bad english!!

Réalisation d’un étui de Bowie.

Je vais essayer d’expliquer pas à pas les différentes étapes dans la réalisation d’un étui de Bowie.

Tout d’abord je fais un gabarit papier du modèle que je veux réaliser puis je découpe le cuir: ici du cuir croupon 1er choix tannage végétal  origine France (épaisseur 3,3/3,6 mm).

Mon souhait est que le passant de ceinture soit côté fleur (c’est plus esthétique), certains (je l’ai aussi fait: c’est plus simple!) retournent la partie arrière ce qui fait que c’est la partie croute qui est côté manche du couteau. Autre contrainte: ajouter des épaisseurs de cuir pour compenser la largeur de la garde (pour que tout tombe d’aplomb), ici 2 épaisseurs soit environ 1/2 cm. Sur ce modèle je réalise pour la 1ère fois (mais je pense que je ne suis pas le premier!) une découpe pour que l’étui côté cuisse il n’y ait qu’une seule épaisseur de cuir (je me complique la vie!). Question solidité: c’est collé, riveté et cousu donc ça devrait tenir!!

Je mets bien sûr un martyr (pièce de cuir qui fait le tour de  l’étui et qui protège la couture de la coupure par la lame d’où son nom « martyr » c’est lui qui prend les coups!). Je rajoute également côté partie haute de la lame une épaisseur qui va en s’amincissant, elle sert à compenser l’épaisseur du dos de la lame.

Sur ce modèle j’ai laissé un morceau de cuir pour attacher un lacet de cuisse. C’est fait de telle façon qu’en cas d’inutilité ou de gêne ce morceau de cuir peut être découpé facilement avec un simple cutter.

La décoration est faite avec des tampons sur cuir humide, puis le cuir est teinté.

Ensuite l’assemblage est maintenu par collage. Je pratique une rainure dans le cuir avec une gouge spéciale de façon que le fil prenne place dans cette gorge et le protège des frottements. Pour les trous, dans ce cas en raison de l’épaisseur (environ 18 mm au plus épais) j’utilise  la perceuse à colonne, en effet c’est impossible de traverser avec une alêne. Puis vient la couture au fil poissé avec 2 aiguilles à bouts ronds, il faut plus de 4 m de fil!!! Je croise le fil et fait une boucle à chaque point, ce qui fait qu’en cas de rupture du fil à un point le reste ne bouge pas.

Je n’oublie pas de  passer un coup d’abat-carre sur les arêtes.

Je vérifie et éventuellement fait une retouche de teinture. Pour les tranches j’utilise un bloc de cire d’abeille et un fer à souder électrique. Puis je lustre les bords, j’ai fait un petit outil que j’utilise sur perceuse: ce sont des disques de cuir (diamètre 4 à 5 cm) empilés sur une épaisseur d’environ 3 cm. Le tout est maintenu dans un support pour disque de polissage pour perceuse.

Enfin je termine en mettant un produit pour cuir.

Un élégant Bowie (actualisé)

Je viens de réaliser un nouveau Bowie à partir d’une lame industrielle en 440C fabriquée au Japon, ce pays est réputé pour la qualité de ces aciers. J’ai déjà travaillé ce modèle de lame qui est particulièrement élégant malgré sa taille imposante (38 cm pour un tranchant de 23 cm). Bien sûr je la customise chaque fois d’une façon différente, ce qui fait que chaque couteau est unique. J’ai reconnu ce modèle de lame sur des sites de vente, les vendeurs prétendent l’avoir réalisé eux-mêmes mais le design permet de l’identifier. Je pense qu’il faut être honnête est dire ce qu’on fait ou qu’on ne fait pas…

Sur la lame: à la demande de la personne qui veut ce  Bowie j’ai retaillé (pas simple à faire!) le ricasso pour gagner en longueur de manche (1,5 cm). J’ai également réalisé un guillochage et mis ma signature par électro-èrosion.

La garde est en laiton, j’ai repris le même motif que le guillochage de la lame.

La poignée est en Amarante (bois d’Amérique du Sud) avec un intercalaire blanc. Le tout est collé à l’époxy et riveté avec deux rivets mosaïques et un rivet Loveless.

L’étui est réalisé en cuir tannage végétal 1er choix (origine France), il est cousu au point sellier et renforcé avec des rivets. J’ai innové en faisant passer une partie du passant par l’intérieur (voir les photos pour comprendre).

J’ai un Bowie du même modèle qui est en cours de finition, si intéressé me contacter. Je suis à l’écoute de toute proposition ou suggestion. Je réalise ces lames pour le plaisir de concrétiser un projet et pour réaliser quelques photos souvenirs.

Impressionnant Bowie avec manche en « blue jean ».

J’ai assemblé cette lame de Bowie (longueur totale: 38 cm, longueur de lame: 23 cm) en 440C made in Japan avec un manche en « blue jean ».

Tout d’abord travail sur la lame: guillochage et gravure de ma signature.

Travail sur la garde: mise en forme du laiton et reprise du même motif de guillochage que le dos de lame.

Enfin le manche: j’ai réalisé un genre de « micarta » fait avec des lamelles de blue jean que j’ai imprégné de résine le tout compressé. Le ponçage permet de mettre en évidence les différentes couches de jean avec une alternance de bleu (dessus du tissu) et de blanc. Une fois la mise en forme du manche terminée j’ai mis 3 couches de vernis. J’ai également mis un intercalaire rouge pour rehausser la couleur.

Le manche est fixé à la colle époxy et avec des rivets mosaïques.

Il me reste à faire l’étui.

PS: merci à la revue Excalibur qui m’a servi de fond pour les photos (j’espère que ça ne les contrarie pas car c’est totalement gratuit de ma part!).

Réalisation de couteaux.

J’ai l’intention de me relancer dans l’assemblage de lames cet hiver. Avant que je passe commande (les lames proviennent des USA) merci de me contacter en envoyant un commentaire si vous êtes intéressé.

Je peux faire du Bowie (lame 440C origine Japon), du damas (origine USA), ou du Laguiole (origine France). Je réalise les étuis en cuir à la main.

20130202 bowie numéro 12 (15)

Le numéro 12 (actualisé)

Re-actualisé: il est fini!!

Actualisé: ouf je progresse un peu: j’ai réalisé l’étui, comme d’habitude j’utilise du cuir de sellerie tannage végétal de 4 mm d’épaisseur, il est cousu main => je creuse d’abord une rainure avec une mini gouge pour que le fil poissé soit « dans le cuir » ce qui prévient toute usure du fil, puis je couds au point sellier avec un nœud – en fait c’est une boucle – à chaque point . En clair c’est du costaud. J’ai fait un étui en 2 parties: une le fourreau pour la lame, l’autre le support pour le passant de ceinture.

J’ai collé la garde, le manche sera fait d’un intercalaire rouge et de California buckeye stabilisé:

Je suis en cours de montage de mon numéro 12, pour l’instant un numéro il va falloir lui trouver un nom!!!

C’est la lame que j’achète habituellement, c’est un acier 440 C, elle est faite au Japon, donc en principe d’excellente qualité.

J’ai guilloché le dessus de la lame d’un motif style liane, j’ai fait également un guillochage sur le sommet de la plate-semelle. Je viens de faire la gravure également, je la trouve très moyenne.

La garde est en cours de réalisation aussi.

Eleven Schilling

Le numéro 11 est fini (et proposé à la vente à 130 euros, me contacter par le biais d’un commentaire), je l’ai nommé « Eleven (11) Schilling » car c’est le numéro 11 et Schilling c’est un truc personnel, rien à voir donc avec les dollars sur les photos.

Dans le  livre qui sert de support « Thirteen moons » (treize lunes) l’action se situe dans l’Ouest américain. En sous-titre « Time fades everything. Except desire »: le temps efface tout sauf le désir. Tout un sujet de réflexion!!!