Rénovation d’un Bowie.

J’ai rénové un couteau pour un ami. A l’origine c’était un Bowie de taille moyenne avec un étui qui avait bien vécu!! Le couteau avait une petite garde assez fine en laiton, et le manche était en plastique imitation bois de cerf!!

J’ai refait une garde un peu plus épaisse en laiton que j’ai guillochée. Le manche est en corne de buffle noire avec un intercalaire en fibre rouge.

L’étui est en cuir cousu sellier, il est en deux parties.

Encore un Bowie!!

J’ai assemblé cette lame  que j’ai moi-même guillochée avec une garde en laiton également guillochée.

Le manche est en bois de fer d’Arizona, un des rivets est un rivet mosaïque que j’ai fait moi-même.

L’étui en deux parties est en cuir tannage végétal 1er choix origine France  d’une épaisseur de 3 mm.Il est cousu main au point sellier.

Petit couteau sympa

J’ai assemblé une lame d’origine finlandaise de la société Lauri: Lauri PT95. C’est une lame à trempe sélective, le tranchant est annoncé avec un HRC de 63! Longueur de lame: 9,5 cm.

J’ai utilisé pour le manche un andouiller de bois de cerf.

J’ai modifié légèrement l’étui en ajoutant une bride de maintien du couteau dans l’étui.

 

 

Bowie manche en desert ironwood

Encore un Bowie de la même facture que le précédent en 440 C made in Japan achetée aux USA, j’ai fait le guillochage de la lame et de la garde, la gravure d’un cerf stylisé sur le côté de la lame. Le manche est en bois de fer d’Arizona (Arizona desert ironwood).

L’étui est presque complètement réalisé: il sera terminé une fois vendu avec les initiales souhaitées par l’acheteur (les 2 photos d’un étui terminé sont juste là pour montrer à quoi ressemblera le résultat fini).

Tout est fait à la main à l’exception du guillochage de la lame où j’ai utilisé une Dremel (pour cause il est fait après trempe). Les petites imperfections sont le signe d’un travail artisanal et d’une lame unique réalisée pour le propriétaire. C’est ce que je précise sur le certificat qui accompagne le couteau fini.

Le prix est de 190 € (plus frais de port), cela peut paraître cher mais cela correspond uniquement au prix de la matière première et des consommables (colle, etc …): je ne fais pas de bénéfice, mon « gain » c’est le plaisir de réaliser un objet qui me plait, de garder quelques photos de la réalisation et du produit fini et enfin le  plaisir de partager avec celui qui en prendra possession.

PS: merci à la revue Excalibur qui m’a servi d’arrière plan pour quelques photos.

Réalisation d’un étui de Bowie.

Je vais essayer d’expliquer pas à pas les différentes étapes dans la réalisation d’un étui de Bowie.

Tout d’abord je fais un gabarit papier du modèle que je veux réaliser puis je découpe le cuir: ici du cuir croupon 1er choix tannage végétal  origine France (épaisseur 3,3/3,6 mm).

Mon souhait est que le passant de ceinture soit côté fleur (c’est plus esthétique), certains (je l’ai aussi fait: c’est plus simple!) retournent la partie arrière ce qui fait que c’est la partie croute qui est côté manche du couteau. Autre contrainte: ajouter des épaisseurs de cuir pour compenser la largeur de la garde (pour que tout tombe d’aplomb), ici 2 épaisseurs soit environ 1/2 cm. Sur ce modèle je réalise pour la 1ère fois (mais je pense que je ne suis pas le premier!) une découpe pour que l’étui côté cuisse il n’y ait qu’une seule épaisseur de cuir (je me complique la vie!). Question solidité: c’est collé, riveté et cousu donc ça devrait tenir!!

Je mets bien sûr un martyr (pièce de cuir qui fait le tour de  l’étui et qui protège la couture de la coupure par la lame d’où son nom « martyr » c’est lui qui prend les coups!). Je rajoute également côté partie haute de la lame une épaisseur qui va en s’amincissant, elle sert à compenser l’épaisseur du dos de la lame.

Sur ce modèle j’ai laissé un morceau de cuir pour attacher un lacet de cuisse. C’est fait de telle façon qu’en cas d’inutilité ou de gêne ce morceau de cuir peut être découpé facilement avec un simple cutter.

La décoration est faite avec des tampons sur cuir humide, puis le cuir est teinté.

Ensuite l’assemblage est maintenu par collage. Je pratique une rainure dans le cuir avec une gouge spéciale de façon que le fil prenne place dans cette gorge et le protège des frottements. Pour les trous, dans ce cas en raison de l’épaisseur (environ 18 mm au plus épais) j’utilise  la perceuse à colonne, en effet c’est impossible de traverser avec une alêne. Puis vient la couture au fil poissé avec 2 aiguilles à bouts ronds, il faut plus de 4 m de fil!!! Je croise le fil et fait une boucle à chaque point, ce qui fait qu’en cas de rupture du fil à un point le reste ne bouge pas.

Je n’oublie pas de  passer un coup d’abat-carre sur les arêtes.

Je vérifie et éventuellement fait une retouche de teinture. Pour les tranches j’utilise un bloc de cire d’abeille et un fer à souder électrique. Puis je lustre les bords, j’ai fait un petit outil que j’utilise sur perceuse: ce sont des disques de cuir (diamètre 4 à 5 cm) empilés sur une épaisseur d’environ 3 cm. Le tout est maintenu dans un support pour disque de polissage pour perceuse.

Enfin je termine en mettant un produit pour cuir.

Un élégant Bowie (actualisé)

Je viens de réaliser un nouveau Bowie à partir d’une lame industrielle en 440C fabriquée au Japon, ce pays est réputé pour la qualité de ces aciers. J’ai déjà travaillé ce modèle de lame qui est particulièrement élégant malgré sa taille imposante (38 cm pour un tranchant de 23 cm). Bien sûr je la customise chaque fois d’une façon différente, ce qui fait que chaque couteau est unique. J’ai reconnu ce modèle de lame sur des sites de vente, les vendeurs prétendent l’avoir réalisé eux-mêmes mais le design permet de l’identifier. Je pense qu’il faut être honnête est dire ce qu’on fait ou qu’on ne fait pas…

Sur la lame: à la demande de la personne qui veut ce  Bowie j’ai retaillé (pas simple à faire!) le ricasso pour gagner en longueur de manche (1,5 cm). J’ai également réalisé un guillochage et mis ma signature par électro-èrosion.

La garde est en laiton, j’ai repris le même motif que le guillochage de la lame.

La poignée est en Amarante (bois d’Amérique du Sud) avec un intercalaire blanc. Le tout est collé à l’époxy et riveté avec deux rivets mosaïques et un rivet Loveless.

L’étui est réalisé en cuir tannage végétal 1er choix (origine France), il est cousu au point sellier et renforcé avec des rivets. J’ai innové en faisant passer une partie du passant par l’intérieur (voir les photos pour comprendre).

J’ai un Bowie du même modèle qui est en cours de finition, si intéressé me contacter. Je suis à l’écoute de toute proposition ou suggestion. Je réalise ces lames pour le plaisir de concrétiser un projet et pour réaliser quelques photos souvenirs.

Réalisation d’un étui sur mesure

Je viens de réaliser un étui pour un ami qui vient d’acheter un brut de forge, bois de cerf. C’est une belle lame à qui il manquait un étui, je pense que celui-ci correspond mieux que l’original. A noter le nombre de pièces de cuir que j’ai utilisé: à un endroit il y a 8 épaisseurs!!! rien que 3 épaisseurs pour compenser la largeur au niveau de la garde pour éviter un déport par rapport au passant.

L’étui est réalisé avec du cuir tannage végétal et il est cousu main au point sellier.