Encore un Bowie!!

J’ai assemblé cette lame  que j’ai moi-même guillochée avec une garde en laiton également guillochée.

Le manche est en bois de fer d’Arizona, un des rivets est un rivet mosaïque que j’ai fait moi-même.

L’étui en deux parties est en cuir tannage végétal 1er choix origine France  d’une épaisseur de 3 mm.Il est cousu main au point sellier.

Lame damas d’un coutelier ukrainien

J’ai assemblé une lame damas de 13 cm de long, elle a été réalisée par un coutelier ukrainien Piotr Fedoriaki. J’ai utilisé du laiton pour la garde, du buis, du cuir, des intercalaires de couleur et de l’érable négondo stabilisé par injection de résine (acheté tel quel).

L’étui est en cuir cousu main au point sellier, je l’ai teinté façon « vieux cuir ».

Réalisation d’un étui de Bowie.

Je vais essayer d’expliquer pas à pas les différentes étapes dans la réalisation d’un étui de Bowie.

Tout d’abord je fais un gabarit papier du modèle que je veux réaliser puis je découpe le cuir: ici du cuir croupon 1er choix tannage végétal  origine France (épaisseur 3,3/3,6 mm).

Mon souhait est que le passant de ceinture soit côté fleur (c’est plus esthétique), certains (je l’ai aussi fait: c’est plus simple!) retournent la partie arrière ce qui fait que c’est la partie croute qui est côté manche du couteau. Autre contrainte: ajouter des épaisseurs de cuir pour compenser la largeur de la garde (pour que tout tombe d’aplomb), ici 2 épaisseurs soit environ 1/2 cm. Sur ce modèle je réalise pour la 1ère fois (mais je pense que je ne suis pas le premier!) une découpe pour que l’étui côté cuisse il n’y ait qu’une seule épaisseur de cuir (je me complique la vie!). Question solidité: c’est collé, riveté et cousu donc ça devrait tenir!!

Je mets bien sûr un martyr (pièce de cuir qui fait le tour de  l’étui et qui protège la couture de la coupure par la lame d’où son nom « martyr » c’est lui qui prend les coups!). Je rajoute également côté partie haute de la lame une épaisseur qui va en s’amincissant, elle sert à compenser l’épaisseur du dos de la lame.

Sur ce modèle j’ai laissé un morceau de cuir pour attacher un lacet de cuisse. C’est fait de telle façon qu’en cas d’inutilité ou de gêne ce morceau de cuir peut être découpé facilement avec un simple cutter.

La décoration est faite avec des tampons sur cuir humide, puis le cuir est teinté.

Ensuite l’assemblage est maintenu par collage. Je pratique une rainure dans le cuir avec une gouge spéciale de façon que le fil prenne place dans cette gorge et le protège des frottements. Pour les trous, dans ce cas en raison de l’épaisseur (environ 18 mm au plus épais) j’utilise  la perceuse à colonne, en effet c’est impossible de traverser avec une alêne. Puis vient la couture au fil poissé avec 2 aiguilles à bouts ronds, il faut plus de 4 m de fil!!! Je croise le fil et fait une boucle à chaque point, ce qui fait qu’en cas de rupture du fil à un point le reste ne bouge pas.

Je n’oublie pas de  passer un coup d’abat-carre sur les arêtes.

Je vérifie et éventuellement fait une retouche de teinture. Pour les tranches j’utilise un bloc de cire d’abeille et un fer à souder électrique. Puis je lustre les bords, j’ai fait un petit outil que j’utilise sur perceuse: ce sont des disques de cuir (diamètre 4 à 5 cm) empilés sur une épaisseur d’environ 3 cm. Le tout est maintenu dans un support pour disque de polissage pour perceuse.

Enfin je termine en mettant un produit pour cuir.

Réalisation d’un étui sur mesure

Je viens de réaliser un étui pour un ami qui vient d’acheter un brut de forge, bois de cerf. C’est une belle lame à qui il manquait un étui, je pense que celui-ci correspond mieux que l’original. A noter le nombre de pièces de cuir que j’ai utilisé: à un endroit il y a 8 épaisseurs!!! rien que 3 épaisseurs pour compenser la largeur au niveau de la garde pour éviter un déport par rapport au passant.

L’étui est réalisé avec du cuir tannage végétal et il est cousu main au point sellier.

Réalisation d’un étui

Il y a quelques mois j’ai réalisé pour une personne une garde (voir article du 15 décembre 2012: réalisation d’une garde), à sa demande j’ai fait il y a quelques temps l’assemblage de la garde et du manche (bois de cerf poncé fourni) sur la lame ainsi que la confection d’un étui.

L’assemblage du manche n’a pas posé de difficulté particulière. En revanche pour l’étui j’avais une contrainte: l’utilisateur voulait un port proche de l’horizontale. Simple oui mais au détail près que le manche en bois de cerf était plus lourd que la lame donc le centre de gravité de l’ensemble se situait après la garde, donc j’ai du régler finement l’emplacement des passants.

Sur les photos suivantes vous verrez les différentes étapes de la réalisation: perçage du manche en bois de cerf poncé, rivetage et collage, réalisation d’un prototype d’étui en papier, découpe, teinture, couture main au point sellier de l’étui.

Projet Bowie (actualisé et finalisé!)

Voilà j’ai attaqué le travail de mise en forme du manche: alternance de laiton, cuir, intercalaire rouge, buis.

Il y a encore pas mal de travail de ponçage!!! Il ne faut pas aller trop vite pour ne pas brûler le cuir donc à la main (je n’ai pas de backstand simplement une petite ponceuse à bande bas – très bas! – de gamme).

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Vu que j’ai perdu des données sur le site, je poursuis ici mon projet Bowie.

J’ai raccourci la soie pour mieux équilibrer la longueur du manche et j’ai réalisé l’étui. Le manche est en cours de séchage après collage.

Ouf!!!! je l’ai fini!!

Longueur du couteau 37 cm dont 17 cm de manche avec la garde. Le manche est peut-être un peu long mais il a un genre « casse-tête ». Je rajoute quelques photos sur la galerie ci-dessus. Quand j’aurai 2 min je mettrai des photos plus « en situation ».

Comment je réalise mes couteaux

Dans cet article je vais essayer d’expliquer comment je travaille.

Tout d’abord il faut une lame, comme je ne forge pas encore j’achète mes lames en général (mais pas toujours) aux USA, mais elles sont faites pour la plupart du temps au Japon (le Japon est réputé pour la qualité de ses aciers). Alors certains pourront dire ce sont des lames industrielles, oui c’est vrai mais elles sont d’une grande qualité,  je préfère encore ça que d’avoir une lame faite par un massacreur d’enclume avec de l’acier à ferrer les lapins! Mais j’en achète aussi chez des couteliers connus.

Après ça tout est artisanal y compris les défauts!!  C’est ce qui fait le charme, je n’utilise pas de machines de haute précision.

Sur la lame certes industrielle que je customise je réalise souvent un guillochage, la gravure par électroérosion (là aussi tout est à la main y compris le dessin).

Ensuite j’assemble la garde que j’ai réalisée et la poignée par collage à l’époxi et rivetage. Voilà le couteau est presque fait. Plus simple à dire qu’à faire car il a fallu pas mal de temps et de papier abrasif pour façonner le manche. En plus le travail se fait avec un masque de protection ce qui n’est pas très agréable.

Puis (c’est quelque fois avant ou en même temps) vient le travail du cuir: découpe, décoration, couture au point sellier, teinture.

Pour faire un Bowie il me faut entre vingt et trente heures. Je les vends entre 200 et 250 euros suivant la qualité finie. Entre l’achat des produits, et des consommables (abrasif, colle, limes -et on en bouffe de tout ça!!), je pense que je suis à peine à 1 euro de l’heure!! Je les vends car ça me permet de poursuivre mon passe-temps

Suite à un déménagement j’avais arrêté mon hobby mais je pense que je vais reprendre car j’ai 3 lames qui m’attendent (celle de Poul Strande et 2 Bowies). Je rajouterai aussi quelques photos.

N’hésitez pas à poser un commentaire si vous avez des suggestions à me faire ou des questions à poser, je répondrai dans la limite de mes capacités.

Je viens de mettre en ligne quelques photos d’une lame sur laquelle je commence à travailler. Il s’agit d’un Bowie avec une longueur de lame de 20 cm (donc un petit Bowie … par rapport à d’autres que j’ai déjà réalisé!!) en acier 440 C. Pour l’instant j’ai travaillé que sur la garde et le dessin du guillochage, je vois également le type d’étui que je vais faire, il y a une petite difficulté: le premier tiers de la lame est plus large que le talon donc il faut une entrée d’étui suffisamment large avec probablement une lanière de maintien pour que le couteau ne flotte pas.

Pour le manche j’envisage rondelles de cuir + bois de cerf (si j’en trouve un qui colle à la forme générale) un peu style “Scagel”.

Voilà je viens de commencer le guillochage sur le dos de la lame il sera très simple.

Couteau Nordique

Voici le dernier né, à partir d’une lame du coutellier norvégien Helle, j’ai réalisé ce couteau d’inspiration nordique.

Couteau Nordique

C’est une lame modèle Harding faite de 3 couches d’acier laminé (1 dur entre 2 tendres!!).

La garde en laiton est suivie de 2 morceaux de corne de buffle noire séparé par des intercalires rouges, puis un morceau d’amarante, un morceau de cormier (bois très dur utilisé en lutherie), puis re-amrante enfin laiton et « Sam Brown button ».

Réalisation de couteau nordique

L’étui en cuir est de forme traditionnelle: la couture est sur la partie arrière, l’anse est fixée à l’étui par une méthode ancestrale (lanières de cuir mouillées passées en force dans des trous de l’étui).
J’ai réalisé le bouton moi-même dans un bois de cerf.