Restauration d’une hotte de vendangeur

J’ai participé à la restauration d’une vieille hotte de vendangeur qui appartient à un camarade. Il s’agissait pour moi de refaire des bretelles et une petite plaque souvenir d’un de ses ancêtres. La hotte n’ayant plus qu’une fonction décorative, j’ai donc essayé de symboliser la vigne sur les bretelles. La plaque représente d’une part la très belle église d’Hunawihr (j’ai fait aussi un porte-clés) et d’autre part le nom de l’ancêtre en question. J’ai utilisé des tampons uniquement pour le mot « Hunawihr » et pour les dates.

Petits travaux de l’été

J’ai profité des jours de grosse chaleur pour réaliser quelques porte-clés et faire des « brouillons » à titre d’entrainement, le tout avec plus ou moins de réussite. Je ne suis pas encore satisfait et je vois les progrès que j’ai à réaliser.

J’ai fait un essai de plume avec un léger relief par découpage, une tête de sanglier (pas top!), et un dessin de grappes de raisin sur une bande de cuir de 4 cm c’est pour restaurer les bretelles d’une hotte à vendange. Et enfin des porte-clés.

Rénovation d’un Bowie.

J’ai rénové un couteau pour un ami. A l’origine c’était un Bowie de taille moyenne avec un étui qui avait bien vécu!! Le couteau avait une petite garde assez fine en laiton, et le manche était en plastique imitation bois de cerf!!

J’ai refait une garde un peu plus épaisse en laiton que j’ai guillochée. Le manche est en corne de buffle noire avec un intercalaire en fibre rouge.

L’étui est en cuir cousu sellier, il est en deux parties.

Encore un Bowie!!

J’ai assemblé cette lame  que j’ai moi-même guillochée avec une garde en laiton également guillochée.

Le manche est en bois de fer d’Arizona, un des rivets est un rivet mosaïque que j’ai fait moi-même.

L’étui en deux parties est en cuir tannage végétal 1er choix origine France  d’une épaisseur de 3 mm.Il est cousu main au point sellier.

Lame damas d’un coutelier ukrainien

J’ai assemblé une lame damas de 13 cm de long, elle a été réalisée par un coutelier ukrainien Piotr Fedoriaki. J’ai utilisé du laiton pour la garde, du buis, du cuir, des intercalaires de couleur et de l’érable négondo stabilisé par injection de résine (acheté tel quel).

L’étui est en cuir cousu main au point sellier, je l’ai teinté façon « vieux cuir ».

Réalisation d’un étui de Bowie.

Je vais essayer d’expliquer pas à pas les différentes étapes dans la réalisation d’un étui de Bowie.

Tout d’abord je fais un gabarit papier du modèle que je veux réaliser puis je découpe le cuir: ici du cuir croupon 1er choix tannage végétal  origine France (épaisseur 3,3/3,6 mm).

Mon souhait est que le passant de ceinture soit côté fleur (c’est plus esthétique), certains (je l’ai aussi fait: c’est plus simple!) retournent la partie arrière ce qui fait que c’est la partie croute qui est côté manche du couteau. Autre contrainte: ajouter des épaisseurs de cuir pour compenser la largeur de la garde (pour que tout tombe d’aplomb), ici 2 épaisseurs soit environ 1/2 cm. Sur ce modèle je réalise pour la 1ère fois (mais je pense que je ne suis pas le premier!) une découpe pour que l’étui côté cuisse il n’y ait qu’une seule épaisseur de cuir (je me complique la vie!). Question solidité: c’est collé, riveté et cousu donc ça devrait tenir!!

Je mets bien sûr un martyr (pièce de cuir qui fait le tour de  l’étui et qui protège la couture de la coupure par la lame d’où son nom « martyr » c’est lui qui prend les coups!). Je rajoute également côté partie haute de la lame une épaisseur qui va en s’amincissant, elle sert à compenser l’épaisseur du dos de la lame.

Sur ce modèle j’ai laissé un morceau de cuir pour attacher un lacet de cuisse. C’est fait de telle façon qu’en cas d’inutilité ou de gêne ce morceau de cuir peut être découpé facilement avec un simple cutter.

La décoration est faite avec des tampons sur cuir humide, puis le cuir est teinté.

Ensuite l’assemblage est maintenu par collage. Je pratique une rainure dans le cuir avec une gouge spéciale de façon que le fil prenne place dans cette gorge et le protège des frottements. Pour les trous, dans ce cas en raison de l’épaisseur (environ 18 mm au plus épais) j’utilise  la perceuse à colonne, en effet c’est impossible de traverser avec une alêne. Puis vient la couture au fil poissé avec 2 aiguilles à bouts ronds, il faut plus de 4 m de fil!!! Je croise le fil et fait une boucle à chaque point, ce qui fait qu’en cas de rupture du fil à un point le reste ne bouge pas.

Je n’oublie pas de  passer un coup d’abat-carre sur les arêtes.

Je vérifie et éventuellement fait une retouche de teinture. Pour les tranches j’utilise un bloc de cire d’abeille et un fer à souder électrique. Puis je lustre les bords, j’ai fait un petit outil que j’utilise sur perceuse: ce sont des disques de cuir (diamètre 4 à 5 cm) empilés sur une épaisseur d’environ 3 cm. Le tout est maintenu dans un support pour disque de polissage pour perceuse.

Enfin je termine en mettant un produit pour cuir.

Réalisation d’un étui sur mesure

Je viens de réaliser un étui pour un ami qui vient d’acheter un brut de forge, bois de cerf. C’est une belle lame à qui il manquait un étui, je pense que celui-ci correspond mieux que l’original. A noter le nombre de pièces de cuir que j’ai utilisé: à un endroit il y a 8 épaisseurs!!! rien que 3 épaisseurs pour compenser la largeur au niveau de la garde pour éviter un déport par rapport au passant.

L’étui est réalisé avec du cuir tannage végétal et il est cousu main au point sellier.