Petit couteau sympa

J’ai assemblé une lame d’origine finlandaise de la société Lauri: Lauri PT95. C’est une lame à trempe sélective, le tranchant est annoncé avec un HRC de 63! Longueur de lame: 9,5 cm.

J’ai utilisé pour le manche un andouiller de bois de cerf.

J’ai modifié légèrement l’étui en ajoutant une bride de maintien du couteau dans l’étui.

 

 

Ton sabre il taille?

Chaque fois que je montre mon sabre japonais (un Wakizashi ou sabre court de 70 cm qui se portait avec le Katana qui lui est plus long) on me pose toujours la question: alors il taille ton sabre? Et là systématiquement la personne passe le doigt dessus ce qui est dangereux (on peut se couper) et après je suis obligé de nettoyer la lame pour éviter les traces d’oxydation. Et oui il coupe malgré ses 300 ans d’âge et les quelques mauvais traitements qu’il a du subir (je ne connais que  les dernières années de sa vie privée!!). Alors j’ai fait une petite vidéo, à vous de juger.

Wakizashi sur Youtube

Bowie manche en desert ironwood

Encore un Bowie de la même facture que le précédent en 440 C made in Japan achetée aux USA, j’ai fait le guillochage de la lame et de la garde, la gravure d’un cerf stylisé sur le côté de la lame. Le manche est en bois de fer d’Arizona (Arizona desert ironwood).

L’étui est presque complètement réalisé: il sera terminé une fois vendu avec les initiales souhaitées par l’acheteur (les 2 photos d’un étui terminé sont juste là pour montrer à quoi ressemblera le résultat fini).

Tout est fait à la main à l’exception du guillochage de la lame où j’ai utilisé une Dremel (pour cause il est fait après trempe). Les petites imperfections sont le signe d’un travail artisanal et d’une lame unique réalisée pour le propriétaire. C’est ce que je précise sur le certificat qui accompagne le couteau fini.

Le prix est de 190 € (plus frais de port), cela peut paraître cher mais cela correspond uniquement au prix de la matière première et des consommables (colle, etc …): je ne fais pas de bénéfice, mon « gain » c’est le plaisir de réaliser un objet qui me plait, de garder quelques photos de la réalisation et du produit fini et enfin le  plaisir de partager avec celui qui en prendra possession.

PS: merci à la revue Excalibur qui m’a servi d’arrière plan pour quelques photos.

Lame damas d’un coutelier ukrainien

J’ai assemblé une lame damas de 13 cm de long, elle a été réalisée par un coutelier ukrainien Piotr Fedoriaki. J’ai utilisé du laiton pour la garde, du buis, du cuir, des intercalaires de couleur et de l’érable négondo stabilisé par injection de résine (acheté tel quel).

L’étui est en cuir cousu main au point sellier, je l’ai teinté façon « vieux cuir ».

Nouveau Harding Helle

Je viens de réaliser un nouveau couteau avec une lame Harding de l’entreprise Norvégienne Helle. C’est une lame de type nordique avec un  laminage de 2 aciers: un acier dur enserré dans un acier plus tendre. On obtient ainsi dureté et souplesse. L’étui est de style nordique.

Comme il s’agissait d’un cadeau d’anniversaire d’un papa pour sa fille j’ai également réalisé à sa demande un porte-clé avec un motif « âne ».

Best off de mes porte clés (actualisé)

J’ai regroupé dans cette galerie la plupart des porte-clés que j’ai réalisé. Me contacter via un commentaire si vous êtes intéressé.

J’ai aussi fait un montage sur You Tube.

Les motifs ce sont soit des demandes soit des choix personnels. Celui avec la voiture de drift c’est pour mon fils, allez voir son site vous comprendrez tout sur le drift: D-FAMOUS

 

 

How I made a Bowie sheath

I’ll try to explain step by step how I make a Bowie sheath.

First I make a paper template then I cut the leather: here leather vegetal tanning 1st choice origin France (thickness 3.3 / 3.6 mm).

My wish is that belt loop is on the side of the grain leather (it is more aesthetic), some people (I also did it: it’s easier) return the back so that it is the split leather is side handle of the knife. Another constraint I add layers of leather to compensate for the width of the guard, 2 layers here about 1/2 cm. On this model I made for the first time (but I think I’m not the first!) a cut to the thigh holster side there is a single leather thickness (it’s more complicated! ). It is glued, riveted and sewn so it should take !!

I put of course a “martyr” (leather piece that goes around the sheath and protects the seam of the cut by the blade hence the name « martyr » it is he who takes the shots!). I also added side upper part of the blade a thickness which is tapered, it serves to compensate for the thickness of the back of the blade.

On this model I left a piece of leather to tie a leather lace. This is done so that in case of uselessness or discomfort this piece of leather can easily be cut with a simple cutter.

The decoration is made with wet leather stamps and the leather is dyed.

Then the connection is maintained by gluing. I practice a groove in leather with a special gouge so that the thread takes place in that throat and protects friction. For holes in this case because of the thickness (about 18 mm thicker) I use the drill press, in fact it is impossible to go through with an awl. Then comes the sewing thread waxed with 2 needles with round ends, it takes more than 4 m of thread !!! I cross the wire and make a loop at each point, so that in case of breakage of the wire to a point the rest does not move.

I do not forget to use edge skiving tool on the edges.

I check and eventually made a dye retouching. For slices I use a beeswax block and an electric soldering iron. Then I gloss edges, I made a small tool I use on drill: they are leather discs (diameter 4-5 cm) stacked to a thickness of about 3 cm. These pieces of leather are kept in a holder for polishing pad for drill.

Finally I finish putting a product for leather.

Sorry for my so bad english!!

Réalisation d’un étui de Bowie.

Je vais essayer d’expliquer pas à pas les différentes étapes dans la réalisation d’un étui de Bowie.

Tout d’abord je fais un gabarit papier du modèle que je veux réaliser puis je découpe le cuir: ici du cuir croupon 1er choix tannage végétal  origine France (épaisseur 3,3/3,6 mm).

Mon souhait est que le passant de ceinture soit côté fleur (c’est plus esthétique), certains (je l’ai aussi fait: c’est plus simple!) retournent la partie arrière ce qui fait que c’est la partie croute qui est côté manche du couteau. Autre contrainte: ajouter des épaisseurs de cuir pour compenser la largeur de la garde (pour que tout tombe d’aplomb), ici 2 épaisseurs soit environ 1/2 cm. Sur ce modèle je réalise pour la 1ère fois (mais je pense que je ne suis pas le premier!) une découpe pour que l’étui côté cuisse il n’y ait qu’une seule épaisseur de cuir (je me complique la vie!). Question solidité: c’est collé, riveté et cousu donc ça devrait tenir!!

Je mets bien sûr un martyr (pièce de cuir qui fait le tour de  l’étui et qui protège la couture de la coupure par la lame d’où son nom « martyr » c’est lui qui prend les coups!). Je rajoute également côté partie haute de la lame une épaisseur qui va en s’amincissant, elle sert à compenser l’épaisseur du dos de la lame.

Sur ce modèle j’ai laissé un morceau de cuir pour attacher un lacet de cuisse. C’est fait de telle façon qu’en cas d’inutilité ou de gêne ce morceau de cuir peut être découpé facilement avec un simple cutter.

La décoration est faite avec des tampons sur cuir humide, puis le cuir est teinté.

Ensuite l’assemblage est maintenu par collage. Je pratique une rainure dans le cuir avec une gouge spéciale de façon que le fil prenne place dans cette gorge et le protège des frottements. Pour les trous, dans ce cas en raison de l’épaisseur (environ 18 mm au plus épais) j’utilise  la perceuse à colonne, en effet c’est impossible de traverser avec une alêne. Puis vient la couture au fil poissé avec 2 aiguilles à bouts ronds, il faut plus de 4 m de fil!!! Je croise le fil et fait une boucle à chaque point, ce qui fait qu’en cas de rupture du fil à un point le reste ne bouge pas.

Je n’oublie pas de  passer un coup d’abat-carre sur les arêtes.

Je vérifie et éventuellement fait une retouche de teinture. Pour les tranches j’utilise un bloc de cire d’abeille et un fer à souder électrique. Puis je lustre les bords, j’ai fait un petit outil que j’utilise sur perceuse: ce sont des disques de cuir (diamètre 4 à 5 cm) empilés sur une épaisseur d’environ 3 cm. Le tout est maintenu dans un support pour disque de polissage pour perceuse.

Enfin je termine en mettant un produit pour cuir.