20 août 1914

Le 20 août 1914 :

Alors que les combats se poursuivent, nous sommes évacués en charrette tant bien que mal sur le village de Marsal fortifié par Vauban, je souffre énormément, l’infection, la gangrène commence à faire son œuvre.


Le lendemain1 on nous évacue plus loin à Marsaal2 dans un couvent où se trouvait des sœurs Boches et des sœurs Françaises, là j’ai prié une sœur de me faire un pansement car ça sentait mais elle tirait là-dessus sans faire attention et me faisait souffrir car le sang avait séché, l’adjoint au Maire qui se trouvait là y a mis ordre et à mis la sœur à sa place,


Combat de Dieuze (20 Août 1914)3

La bataille commencée le 19 se continue le 20. Le régiment a 6 compagnies engagées sur la crête et 2 en réserve.

L’artillerie lourde allemande s’est encore considérablement augmentée. Le combat est extrêmement violent; de part et d’autre les pertes sont sévères.

Vers midi, l’ennemi fait un nouvel effort : ses vagues se succèdent sans interruption.

Le régiment de gauche, succombant sous un adversaire très supérieur en nombre, vient occuper son emplacement de repli, découvrant ainsi le flanc gauche du 58ème RI. Celui-ci resté en pointe, subit un tir meurtrier d’artillerie et d’infanterie, mais résiste sur place tant qu’il peut. Enfin il est contraint de se replier, sous la protection de la compagnie installée au sud du Moulin Ladame.

Les pertes de la journée sont cruelles :

  • Officiers tués : 10

  • Officiers blessés : 7

  • Officiers disparus : 2

  • Officiers blessés prisonniers : 4

  • Troupe : 1.150

Il ne reste plus qu’un seul capitaine au régiment.

Le Colonel Jaguin, blessé d’une balle à l’épaule, «ne veut pas, dit-il, être évacué pour si peu de chose» et garde le commandement du régiment.

Le Commandant Duhalde, grièvement blessé, est d’abord transporté par des soldats, mais il leur ordonne de l’abandonner sur le terrain ; cet officier supérieur est mort quelques jours plus tard de ses blessures.

1Le 20 août.

2Plus probablement: Marsal, quelques km au sud-ouest de St Médard.

3Extrait de : « Historique du 58ème RI » Anonyme, Imp. Rullière, 1920

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