Lundi 23 avril 1917

Ma chère Jane.

Comment allez-vous depuis avant-hier que je n’ai pas reçu de nouvelles ?

Hier je n’ai pas écrit non plus nous avons tous été occupés à faire une tranchée abri qui sera bientôt terminée, tout le monde ayant mis du sien.

On n’entend plus parler de relève, de repos, il est vrai que l’heure est venue d’y aller de bon si nous ne voulons pas passer ici un autre hiver. Toutes les maisons étant démolies par là le repos ne serait guère agréable.

Toujours en parfaite santé. Nous avons un temps superbe aujourd’hui, ça chasse un peu les idées noires et ça rappelle aussi certaines choses qui donnent le cafard, telles que nos excursions à PALAVAS, ballade sous les grands platanes, etc, etc. N’en parlons plus.

Au revoir à tous. A demain.

Caresses à ma petite chérie. Baiser. A. REVEL.

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