Lundi 9 avril 1917

Ma chère Jane.

Aujourd’hui qu’il m’est possible de t’écrire, je le fais. Ces déplacements continuels sont la cause que je reste parfois plusieurs jours sans te donner signe de vie. Hier nous avons eu du reste une journée mémorable dans mon histoire de la guerre.

Jamais encore je n’avais passé une si mauvaise journée aux points de vue travail, fatigue et mauvais temps.

Tu verras à peu près où je me trouve d’après l’avance qui est sans doute signalée dans le journal du 4.

J’espère bien recevoir de vos bonnes nouvelles aujourd’hui. Et Papa vous a-t-il écrit ces derniers jours ? Il paraîtrait que nous serions bientôt relevés, il reste à présent à savoir si c’est pour aller au repos ou changer de position.

Nous sommes dans un état pitoyable de malpropreté, à quand la finale !

Toujours en bonne santé.

Je vous embrasse bien affectueusement.

Mille caresses de ton chéri qui t’aime.

Albin REVEL.

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