Confession d’un croyant

CONFESSION D’UN CROYANT

Préface.

Moi Michel Joseph CASTANIE né le 5 mars 1858 au village de VILLECELLE commune du canton de SAINT GERVAIS département de l’HERAULT ; je me propose sous ce titre (confession d’un croyant) de graver sur ce papier tous les faits qui me sont arrivés depuis mon enfance jusqu’à ce jour.

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Mon père s’appelle Joseph CASTANIE, ma mère Rose MAS, je n’ai jamais connu mon grand-père paternel tandis que ma grand-mère je devais avoir 6 à 7 ans lorsqu’elle est morte et je me rappelle encore qu’elle gardait mon jeune frère Emile lorsque mes parents s’absentaient et que moi j’allais à l’école. De mon grand-père maternel je m’en rappelle mais très vaguement, je me rappelle seulement de l’avoir vu une fois au coin du feu dans la maison où il habitait au THOUREL village situé à une heure de celui où je suis né, et une autre fois que nous avons été le voir avec ma mère lorsqu’il était à son lit de mort. Ma grand-mère maternelle est morte quelques années plus tard et je m’en rappelle très bien car c’était ma marraine. J’avais pour parrain un oncle (du côté de ma mère) qui s’appelait comme moi Michel, il est mort. Je devais avoir à cette époque 14 ou 15 ans.

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Je ne me rappelle de rien pour pouvoir le noter ici qu’à partir de mon entrée à l’école (et j’en ai même une idée très vague) et de l’époque où je suis rentré enfant de cœur à l’église de notre paroisse. Je me rappelle qu’un dimanche à la porté de vêpres le curé m’a fait dire que le dimanche suivant je commencerais à servir la messe. Deux ou trois années plus tard Simphorien MAS m’a pris pour servir la messe à LAMALOU – L’ANCIEN, là je servais la messe à tous les prêtres étrangers venus pour prendre les bains et à M. SALS aumônier de la chapelle. M. SETIS qui à cette époque était directeur de cet établissement me donnait 20 francs pour toute la saison et le déjeuner tous les matins, j’avais en outre 20 cent. par messe de tous les prêtres étrangers ; on m’avait fixé ce tarif parce qu’il y avait plusieurs prêtres qui partaient sans rien me donner ou me donnant très peu croyant probablement que j’étais assez payé pour cela. J’ai eu à servir la messe à un prêtre Dominicain et j’étais obligé d’avoir un papier sur lequel était la manière de servir la messe selon le rite dominicain, je l’ai eu servi aussi à un prêtre barbu, et à l’évêque de MONTAUBAN et à son grand-vicaire. L’évêque me donnait 20 francs pour sa saison, le grand-vicaire 5 francs et le domestique 2 francs. Je suis resté à servir la messe tous les étés à cette chapelle jusqu’à l’âge d’environ 12 à 13 ans.

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Je ne me rappelle pas précisément les premiers moments que j’ai passé à l’école, tout ce que je me rappelle c’est que j’avais à côté de moi au même banc Lucien HILLARION et à sa droite le grand FERRET de BARDEJEAN ; derrière moi TABARIE de LAMALOU LE VIEUX et Marien FERRET qui mort en faisant son année de service militaire à BEZIERS, je me rappelle aussi un Jacques CAMBRIES qui une fois voulut lancer son encrier au maître d’école. J’y ai vu aussi Pierre TABARIE surnommé (Pierrasse) qui est mort au pays après avoir fait ses 5 ans dans les chasseurs d’Affrique .

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J’ai toujours eu le goût pour la lecture et le maître d’école me regardait comme un de ses meilleurs élèves aussi il ne m’a jamais administré de ses gifles qu’il savait si bien donner à quelques-uns uns de mes camarades, et surtout à un nommé (Paupière) du hameau des AIRES. J’ai toujours été assidûment à l’école et je ne l’ai manqué qu’une seule fois de ma propre faute car je ne savais pas la leçon et je me suis caché pour ne pas y aller, cela m’était bien facile car ce jour là mes parents étaient absents de la maison. Mais m’étant ennuyé toute l’après-midi, j’ai eu l’idée de m’en aller chercher un fagot de genêts que j’avais ramassé à côté du village ; le soir lorsque ma mère rentra s’aperçut de ce bois et sachant que ce n’était pas dans mes habitudes d’aller chercher du bois lorsque je sortais de l’école et surtout lorsque je n’étais pas commandé, devina tout et force fut d’avouer que j’avais manqué l’école ce soir là. Je fus grondé mais mes parents sachant que ce n’était pas dans mes habitudes de manquer aux ordres me pardonnèrent facilement. Là ne fut pas la grande peine pour moi mais ce fut le lendemain matin. Je ne voulais pas retourner à l’école de la matinée car je ne savais pas encore la leçon et j’avais peur d’une correction de la part du maître d’école. Je priais, je suppliais ma mère de ne pas mi faire aller, mais ma mère fut inflexible sur ce point seulement elle consentit à venir m’accompagner et me promit de dire au maître de ne pas me gronder. Cela se passa heureusement car le maître d’école ne me gronda point.

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Une autre fois vers la même époque je tenais entre mes mains une ardoise et j’allais je ne sais où, et lorsque tout à coup en marchant je trébuche et je tombe. Je me fis avec la pierre que je portais une blessure sur la main gauche qui se connaît encore et se connaîtra toujours.

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A partir du moment où j’ai commencé d’aller servir la messe à LAMALOU, je ne suis plus allé qu’une fois à l’école par jour ou bien lorsque j’étais arrivé assez tôt j’assistais à la moitié de l’école du matin et cela pendant toute la saison. L’hiver j’allais tous les jours à l’école du matin mais le soir j’étais obligé d’aller garder les moutons, cela fait que dans une année je n’allais qu’environ trois mois assidûment à l’école. L’hiver nous faisions une semaine chacun avec les autres enfants de cœur pour servir la messe à notre curé, il nous donnait 50 cent. lorsque nous faisions la semaine. L’été je ne pouvais pas la servir car je m’en allais à LAMALOU .

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Vers l’âge de 7 ans, j’ai eu le malheur de voir tomber mon frère malade (c’était mon second frère), il s’appelait Emile, il a succombé à cette maladie, je l’ai vu souffrir, il devait avoir environ trois ans ou trois ans et demi, il était si jeune et si joli qu’il m’a fait de la peine lorsqu’il est mort quoique je fus encore bien jeune alors et quelque chose m’a toujours dit que je l’aurais tant aimé car il me semble que nous nous serions bien compris tous les deux. Mais hélas nous étions tellement jeunes tous les deux que nous n’avons pas pu nous dire adieu, pas même au revoir. Mais le ciel m’est témoin comme j’ai toujours beaucoup pensé à lui et je ne l’oublierai jamais car je me rappelle encore lorsque couché dans son berceau au moment de son agonie ma mère m’en a fait approcher et me l’a fait voir avec sa main en me disant tu vois il souffre et nous ne pouvons rein faire pour le sauver.

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Jamais mon père ne m’a battu pourtant je me rappelle qu’une fois ma mère me dit de me laver les mains avant de me mettre à table pour souper. Moi feignant de ne pas savoir où il fallait laver les mains je demandais toujours et où faut-il que je les lave ? Mes parents sachant que ceci n’était qu’une feinte ne me répondaient pas, en ce moment mon père était assis à une extrémité de la table et moi j’étais à l’autre debout tournant le dos à mon père, tout à coup une gifle m’arrive, je ne l’ai pas vu venir, mais je l’ai sentie car ma joue en est restée rouge toute la soirée. Ma mère qui était en train à finir de préparer le manger se tourne vers moi en me disant tu sais ce n’est pas moi cette fois ci qui t’ai donné celle-là. Je n’ai rien répondu à ses paroles, seulement je me disais en moi-même : je le sais bien que ce n’est pas vous car vous n’avez pas la main si lourde et de beaucoup. Aussi après avoir reçu ma gifle, j’ai bien trouvé tout de suite où il fallait que je lave les mains et on n’a pas eu besoin de me le répéter.
Ma mère au contraire me donnait temps en temps quelques gifles mais seulement lorsque je manquais. Ce n’est que plus tard lorsqu’elle vit que les gifles ne me faisaient plus rien elle prenait parfois un bâton et me donnait quelques coups lorsque je ne voulais pas l’écouter ou que je faisais trop ma forte tête, mais il fallait que je fisse quelque chose de travers pour qu’elle me menace ou qu’elle me touche. Des deux je craignais beaucoup plus encore mon père qui ne m’avait jamais battu que ma mère qui me réprimait chaque fois que je manquais et je craignais beaucoup plus les reproches de mon père que les gifles de ma mère et j’aurais fait tout ce qu’il m’aurait été possible de faire pour éviter un de ses reproches qui d’ailleurs sans me gronder m’exposait tout simplement les faits dans leur pure vérité et à ses paroles je ne pouvais jamais m’empêcher de pleurer tant que la voix de mon père m’imposait.

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J’ai donc passé mes premières années à l’école et de l’école à servir la messe et à garder les moutons pour nous. Vers l’âge de huit ans tout en servant la messe à LAMALOU, j’ai connu le prêtre d’AGDE ; il voulait m’emmener avec et à plusieurs reprises il m’avait demandé si je voulais le suivre, il m’avait promis de me faire aller au collège jusqu’à ce que j’eusse fini mes classes en même temps il se ( ?) de m’apprendre le latin et de me nourrir et je n’aurai qu’à lui servir la messe ; étant trop jeune alors pour savoir ce que je devais faire et craignant de me séparer de mes parents et puis n’étant pas dans mon idée de me faire prêtre, je n’en dis pas un mot à mes parents, cependant plus tard ils l’apprirent par une autre personne à laquelle le prêtre lui avait raconté ses idées et ils me dirent que si ce n’était pas dans mon idée de le suivre, j’avais bien fait mais que cependant j’aurais pu faire plus mal. Moi-même j’avais bien réfléchi à cela, une seule chose pourtant me tourmentait et je me disais : si ce prêtre avait bien dans l’idée de te prendre avec lui, il en parlerait à tes parents, sur quoi après avoir longtemps réfléchi, je m’étais figuré qu’il avait dit cela manière de causer. Une seule chose qui me parut c’est qu’un jour au moment où je lui servais la messe, je pris la sonnette de la lace où je la mettais d’habitude et quel ne fut pas mon étonnement lorsqu’en la levant je vis une pièce de 5 centimes et une autre de 10 centimes que quelqu’un devait y avoir caché dessous. Je laissais l’argent à sa place et lorsque j’eus fini de servir les messes que j’avais à servir et je remis la clochette par-dessus et au même endroit, et je n’en dis rien à personne mais une fois rentré à la maison je racontais l’affaire à mes parents qui me dirent que j’avais bien fait de ne pas y toucher mais que j’aurais mieux fait de le dire à ce curé car c’était peut-être lui qui avait mis cet argent là pour m’éprouver et peut-être que d’autres personnes pourraient le prendre. Le lendemain l’argent n’y était plus et je n’en dis rien à personne car mon bon sens se révoltait lorsque je réfléchissais que c’était probablement un prêtre qui avait mis cet argent la dessous pour voir si moi qui étais encore jeune je le prendrais. Cette affaire se passa comme ça et personne ne m’en a jamais parlé. Ce prêtre revint une ou deux années encore mais il ne me demanda plus si je voulais le suivre.

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Je n’ai plus rien d’intéressant à noter jusqu’à l’âge de ma première communion excepté la naissance de mon deuxième frère qui vint au monde six ans après moi, il épuisa tellement ma mère pendant le temps qu’il resta à la mamelle qu’elle tomba dangereusement malade et ce ne fut qu’à forces de soins qu’elle parvint à se rétablir, je me rappelle la première fois qu’on a été cherchez le médecin, j’étais seul avec elle à la maison, elle souffrait tellement qu’elle a été obligé de se coucher et m’a dit d’aller trouver mon père pour qu’il aille chercher le médecin. J’ai trouvé mon père qui travaillait dans une vigne que nous appelons (le Saut-de-l’Egue) je lui ai emporté ses outils et il est parti sur-le-champ quérir le médecin dans un village voisin appelé le Poujol. Tout le temps de sa maladie M. Millau tel était le nom de ce médecin venait voir ma mère sur un beau cheval bai que je lui tenais assez souvent pendant la durée de sa visite après quoi je m’en allais chercher les remèdes qu’il lui avait ordonnés à ce village et même lorsqu’elle allait plus mal j’allais le trouver pour qu’il vienne la voir ; cette maladie a duré très longtemps et ma mère a beaucoup souffert pendant tout son cours ; parmi les voisines qui ont porté secours à ma mère durant sa maladie, je citerais l’institutrice du village, bonne femme qui se dévouait pour les malheureux et ma tante Claire de Bédarieux qui est resté quelque semaine à la maison pour la soigner ; à force de soin ma mère a pu se lever et s’est rétablie petit à petit au grand plaisir de tout le monde. Pendant ce temps moi je gardais mon petit frère ou je le portais chez ma grand-mère qui en prenait soin. PS : j’avais oublié de dire aussi que pendant la convalescence de ma mère, j’allais lui chercher du lait de vache à la métairie de M. Cère à Lamalou et que quelquefois je le goûtais avant d’arriver à la maison, je me rappelle aussi qu’elle prenait de la tisane faite avec du lait et des escargots.

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A l’âge de 10 ans et demi le curé me préparait déjà à me faire faire la première communion avec ceux qui avaient un an de plus que moi mais tout à coup au moment où on allait faire la première communion mon nom fut écarté soi disant que je n’avais pas l’âge voulu. Mes camarades la firent à Pâques et moi je fus écarté et je ne la fis qu’à Pentecôte c’est à dire cinquante jours après. Le jour de ma première communion je me rappelle qu’après la messe je descendis dans le jardin en dessous de la maison et avec mon couteau je coupais la tige à un poirier et tout en la coupant je me suis coupé au doigt, j’aurais voulu cacher ma blessure, je trempais mon doigt dans l’eau pour faire partir le sang mais au lieu de s’arrêter il coulait d’avantage et force me fut de le montrer à ma mère qui me dit Dieu t’a puni si tu étais resté ici cela ne te serais pas arrivé.

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Des dernières années du règne de NAPOLEON III dont je me rappelle à LAMALOU LE HAUT on fêtait sa fête le 15 août comme partout. Là il y avait un arbre savonné et celui qui pouvait aller chercher le laurier qui était au bout avait dix francs de récompense, là quoique très jeune encore j’ai vu commettre une injustice : un individu était monté au sommet de l’arbre et touchait le laurier avec une main. Il crie c’est il la peine que je le descende, plusieurs voix lui répondent non et il descend. Aussitôt descendu on vient lui dire que le coup ne vaut rien et qu’il fallait descendre le laurier. Un autre individu qui d’après la rumeur du public était protégé par les directeurs a essayé d’y arriver et cela ne lui a pas été bien difficile car le premier avait déjà enlevé presque tout le savon en arrivant jusqu’au bout. On faisait aussi ces jours là des courses aux ânes, des courses aux sacs. Aux courses aux sacs les hommes avaient les jambes dans un sac qui leur était attaché à la ceinture. Il y avait aussi une comporte pleine d’eau dans le fond de laquelle il y avait une pièce de 5 francs qu’il fallait aller chercher avec les dents, ce qui n’était guère facile sans boire un bon coup. On collait aussi une pièce de 5 francs toujours, sur le dos d’une poêle et il fallait l’arracher avec la langue, cette poêle était suspendue par une ficelle et aussitôt qu’on la touchait, elle ballottait et c’était très difficile à ôter la pièce qui y était collée. On suspendait aussi une bouteille par une ficelle et le gagnant devait la casser avec un bâton en ayant les yeux bandés et en partant de dix pas d’où elle était suspendue. Une année après avoir vu ces jeux avec ma mère nous sommes allés cueillir des raisins à la vigne du Haut de Sègne, cette année là, par hasard il y avait des mûres à cette époque.

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J’avais 6 ans lorsque mon frère Abel est né, il est né comme moi au mois de mars, étant jeune il pleurait souvent. Plus tard lorsqu’il a grandi un petit peu je le gardais lorsque ma mère s’absentait. Nous avons grandi côte à côte jusqu’à l’âge de 18 ans, mon frère en avait alors 12. Je me rappelle l’avoir battu quelques fois mal à propos, nous nous accordions pas beaucoup, c’est vrai, mais étant l’aîné j’aurais du avoir plus d’égard pour lui et je vois aujourd’hui que j’avais tort.

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A l’âge de 14 ans, j’ai commencé à travailler. Je travaillais chez M. Cère à Lamalou l’ancien, je gagnais 2 francs par jour : je travaillais la terre et je soignais des chevaux tout le temps que j’y suis resté. Une fois je suis allé chercher de la chaux idraulique à Lâtour et ne sachant pas qu’il fallait la déclarer, j’ai traversé Bédarieux après m’être arrêté à aucun octroi pour la déclarer et je suis passé sans que l’on y fasse attention.
Quelques années auparavant j’avais été vendanger à la grange de Coribiliou où mon oncle était ramonet et une autre année après avoir quitté M. Cère, j’ai travaillé deux mois à Clairac où mes cousins avaient pris une ferme à moitié et l’été après je suis rentré domestique chez le Docteur Privat à Lamalou où j’ai resté toute la saison jusqu’à la Toussaint, c’était en 1874, après quoi j’ai travaillé tout l’hiver à la route de Villecelle et en 1875 j’ai travaillé pendant un mois comme garçon d’hôtel chez M. Aguillou et l’année d’après c’est à dire au mois de juin 1876 je suis parti pour Paris, j’avais alors 18 ans.

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Pendant les dernières années que j’avais passé avec mes parents, j’avais de temps en temps quelques discussions, mais de peu d’importance. Une fois pour la fête du village, nous avions loué deux musiciens, à la fin de la fête quand il a fallu les payer je me suis trouvé sans argent et j’ai été obligé d’en emprunter à la patronne du café où nous allions. Je lui devais en tout vingt francs ; mes parents ont su, je ne sais comment que je devais cette somme et ma mère me les a fait rendre en sa présence à la personne à qui je les devais. Mon père m’a fait une remontrance à ce sujet un jour que je travaillais avec lui à un endroit que nous appelons le Ponti, il ne m’a pas beaucoup grondé mais le peu qu’il m’a dit était touchant et m’a fait regretter l’écart que je venais de faire.
Une autre fois j’ai eu aussi des reproches pour avoir trouvé un arrosoir, cette fois là pour échapper aux semonces de la maison, je suis parti sans souper et j’ai été coucher à une petite maisonnette que nous appelons la Borieux. Mais le lendemain je suis rentré à la maison pour déjeuner car il me tardait. Voilà le plus grand écart qu’il me soit arrivé durant tout le temps que je suis resté avec mes parents.

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